Saint-Nazaire 1 / 3 Nantes Rezé

(17/25 en 27'; 23/25 en 31'; 25/23 en 31'; 24/26 en 31')

Nantes Rezé s'impose à Saint-Nazaire au terme d'un match haletant

 

Comme prévu, le match s'est déroulé dans une salle Pierre de Coubertin remplie à ras bord, avec un public acquis à l'équipe locale. Pas tout entier cependant, car les supporters de Nantes Rezé n'ont pas cessé de faire entendre leur voix, encourageant leur équipe tout au long de la rencontre.

Comme prévu, le SNVBA a jeté toutes ses forces dans la bataille d'un derby ô combien important pour lui. Question de suprématie locale, après le match aller gagné 3/1 par le voisin fraîchement promu en Ligue B. Pour son maintien aussi, classé à une avant-dernière place inimaginable au début de la saison. 

Comme prévu le mental a été déterminant, ainsi que nous l'écrivions il y a quelques jours...

Saint-Nazaire se présentait sur le parquet enfin au complet, puisque Alexandre WEYL débutait le match au centre, contrairement à ce que la presse - intox ? - avait annoncé. Renforcé depuis la trêve par la présence sur le terrain d'Adjé AGNITHEY, son nouveau pointu togolais, Khalid SATOUR était décalé par son coach Roger VALLEE au poste de réceptionneur-attaquant. Jusqu'à 16/17 au 1er set, les deux équipes étaient au coude-à-coude, quand la réception nazairienne se mit à flancher. Et Jérémy AUDRIC, le passeur du SNVBA, régala... le contre adverse. Nantes Rezé, sous l'impulsion de MOUSSA intenable, remportait le premier set 25/17 et prenait un avantage déterminant : l'ambiance de Coubertin avait baissé d'un cran.

Les 3 sets suivants ont donné lieu à une furieuse empoignade, avec des échanges superbes où la défense de Nantes Rezé, impeccable autour d'Eric MARTIN et Roman ONDRUSEK, a réussi à contenir AGNITHEY et SATOUR. Et que dire de Martin REPAK, sur une réception décalée en poste 4, servant en courte arrière Dusan PRIBANOVIC complètement démarqué ? Du grand art... Ou des "mines" en fixe de Jérémy LOF, auteur d'un excellent match au centre avec 12 points (8 attaques, 3 contres, 1 service) ? Super relation passeur-attaquant...

Au deuxième set, Nantes Rezé enfonçait le clou, plus difficilement qu'au premier mais sans trembler (25/23). Et le public de Coubertin se faisait de moins en moins bruyant.

Après la pause, le NRMV était un peu moins bien, laissant Saint-Nazaire mener à la marque et remporter le 3ème set 25/23, bien emmené par AGNITHEY et Robin TOSATTO, trop longtemps oublié et enfin servi par Jérémy AUDRIC.

Le 4ème set fut de toute beauté : les défenses de "ouf" de part et d'autre et les combinaisons offensives régalaient le public. A 23/21, les supporters du SNVBA croyaient bel et bien au tie-break. Et puis la réception de Saint-Nazaire fut de nouveau prise en défaut, le libéro François MEREL laissant échapper quelques ballons au plus mauvais moment. MOUSSA, en pleine bourre sur ce match avec 25 points, écrasa la dernière balle à 26/24. "Celle-là, je la dédie à mon épouse Anne-Laure, encore à l'hôpital", dira plus tard le capitaine du NRMV.

Douze ans après la victoire de l'ASB Rezé dans cette même salle lui ouvrant la porte de la N1, Martin DEMAR et ses joueurs pouvaient exulter : ils venaient d'écrire une des plus belles pages du volley nantais.

 

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